Fruit en S : la liste des fruits qui commencent par S

Par la rédaction Bricospirit · 2 mai 2026

Fruit en S : la liste des fruits qui commencent par S

Les fruits en S les plus connus, ce sont la satsuma, la sanguine, la sapotille, la sorbe et les baies de sureau. Ajoute le salak, la sapote, la surelle, le santol, le safou, le sudachi et la sweetie, et tu as à peu près fait le tour de ce qu’on trouve vraiment sous la lettre S en français, entre le marché, l’épicerie exotique et le fond du jardin.

Le reste des listes qui circulent, c’est souvent du remplissage. Des noms anglais recopiés tels quels, des légumes glissés au milieu, des fruits inventés pour faire nombre. Ici, chaque nom a été vérifié, avec en prime ce qui pousse chez nous et ce qu’il ne faut pas porter à la bouche cru.

Quels fruits courants commencent par S ?

En France, tu croiseras surtout la satsuma, la sanguine, le kaki Sharon, la sorbe et la baie de sureau. Les trois premiers se vendent en magasin, surtout en hiver. Les deux derniers viennent d’arbres et d’arbustes qui poussent ici, souvent sans qu’on les remarque.

La satsuma est une mandarine d’origine japonaise, à peau fine, qui se pèle d’un geste et contient peu ou pas de pépins. On la confond tout le temps avec la clémentine. Pourtant la différence se sent sous les doigts, car la peau de la satsuma est plus lâche et se décolle presque seule.

La sanguine, elle, n’est pas une espèce à part. C’est une orange à chair rouge, comme les variétés tarocco ou moro, colorée par des pigments de la famille des anthocyanes. Même chose pour le Sharon, qui est un kaki vendu sous ce nom commercial et qui se croque ferme, là où beaucoup d’autres kakis doivent devenir mous avant d’être mangeables.

Illustration de fruits dont le nom commence par la lettre S

Si tu cherches les autres lettres de la série, la liste des fruits qui commencent par R et celle des fruits qui commencent par T suivent la même logique de tri.

Quels fruits en S sont exotiques, et à quoi ils ressemblent ?

Côté exotique, la lettre S est mieux servie qu’on ne le croit. La sapotille, la sapote, le salak, le santol, la surelle et le safou existent bien sous ces noms en français. Tu les trouveras surtout dans les épiceries asiatiques, africaines ou antillaises, rarement au rayon fruits d’un supermarché classique.

Sapotille et sapotes

La sapotille est le fruit du sapotillier (Manilkara zapota), originaire du Mexique et d’Amérique centrale. Peau brune et mate, chair granuleuse, très sucrée, qu’on compare souvent à une poire cuite ou à du caramel. Mais cueillie trop tôt, elle râpe la langue, donc attends qu’elle cède sous le pouce.

Le mot « sapote », lui, est un fourre-tout qui désigne au moins trois arbres sans lien entre eux. La sapote mamey (Pouteria sapota) a une chair orange saumon. La sapote noire (Diospyros nigra), cousine du kaki, a une chair brun foncé qu’on compare à une crème au chocolat quand elle est bien mûre. Et la sapote blanche (Casimiroa edulis) appartient encore à une autre famille.

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Salak, santol, surelle et safou

Le salak pousse sur un palmier d’Indonésie (Salacca zalacca). Sa peau brun-rouge en écailles lui vaut le surnom de « fruit serpent ». Dedans, des quartiers blancs et croquants.

Le santol (Sandoricum koetjape) vient d’Asie du Sud-Est. On suce sa pulpe blanche autour de grosses graines qu’il ne faut pas avaler.

La surelle (Phyllanthus acidus) porte aussi les noms de surette, girembelle ou groseille étoilée, notamment aux Antilles. Petit fruit jaune pâle, côtelé, franchement acide, qui finit plutôt en confiture ou en jus sucré qu’à la main. Le safou, fruit du safoutier (Dacryodes edulis), vient d’Afrique centrale. Sa peau violette cache une pulpe qu’on mange cuite, à l’eau ou sur la braise, où elle devient fondante.

Les agrumes en S venus d’ailleurs

Le sudachi est un petit agrume vert japonais, utilisé comme un citron vert pour relever le poisson. La sweetie est un hybride de pamplemousse et de pomelo (Citrus maxima × Citrus paradisi), à peau restée verte même mûre. Alors ne la juge pas à sa couleur, elle est sucrée.

Quels fruits en S pousser en France, et lesquels tiennent l’hiver ?

Si tu veux planter, la réponse est courte. Le cormier, qui donne la sorbe, et le sureau noir poussent presque partout en France métropolitaine et se moquent du gel. La satsuma et le kaki demandent une région douce ou un abri. Tout le reste de la liste est tropical, donc serre chauffée ou rien.

Fruit Type Origine En pleine terre en France métropolitaine
Sorbe (cormier) Fruit de verger, mangé blet Europe, dont la France Oui, presque partout
Baie de sureau noir Petit fruit, à cuire Europe, dont la France Oui, très facile
Satsuma Agrume Japon Régions douces seulement, sinon en bac
Kaki Sharon Fruit de verger Variété cultivée en Israël Le kaki oui en zone douce, le Sharon surtout importé
Sanguine Agrume (orange) Bassin méditerranéen Régions douces seulement
Sudachi Agrume Japon Rare, à tenter en zone douce
Sapotille, sapotes Exotique Amérique centrale Non
Salak, santol Exotique Asie du Sud-Est Non
Surelle Exotique Zones tropicales Non
Safou Exotique Afrique centrale Non

Le cormier est un arbre indigène. La fiche que lui consacre le ministère de l’Agriculture le décrit très disséminé dans presque toute la France, du littoral jusqu’à 1 400 m d’altitude, et résistant aux grands froids comme aux gelées tardives. Le vrai frein, c’est la patience, car c’est un arbre qu’on plante pour longtemps, et la même fiche précise qu’il ne supporte pas un sol gorgé d’eau, même temporairement. Ses fruits, les sorbes ou cormes, se mangent blets, comme les nèfles, une fois ramollis et brunis. Cueillis durs, ils sont âpres au point d’être immangeables.

Le sureau noir pousse tout seul dans les haies. Ses baies noires arrivent en fin d’été et finissent en gelée ou en sirop, toujours cuites. Si tu prépares ton jardin pour l’automne, le point sur le potager en septembre tombe au bon moment pour caler ces récoltes.

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Pour la satsuma, je ne peux pas te donner de seuil de gel fiable d’ici. Ça dépend du porte-greffe, de l’âge de l’arbre et de la durée du gel. Elle passe pour un des agrumes les moins frileux, mais en dehors du pourtour méditerranéen et de la Corse, le bac qu’on rentre l’hiver reste la solution prudente.

Bref, pour un verger qui tiendra encore dans cinq ans, regarde du côté du cormier et du sureau, pas de la sapotille.

Quels fruits en S sont toxiques ou dangereux à confondre ?

Quatre points demandent de l’attention. Les baies de sureau noir se cuisent avant d’être mangées. Le sureau hièble, son cousin, a des baies toxiques. Les baies rouges du sorbier des oiseleurs ne se croquent pas crues. Et les graines de santol ne s’avalent jamais.

Le cas du sureau est le plus traître, parce que les deux plantes se ressemblent en été. L’Anses rappelle que les baies du sureau hièble (Sambucus ebulus) sont toxiques et donne deux critères pour le distinguer du sureau noir. L’hièble est une plante herbacée, sans bois, et ses grappes de fruits sont dressées vers le haut. Le sureau noir est un arbuste ligneux dont les grappes pendent. Ainsi, une grappe noire tournée vers le ciel sur une tige verte doit te faire reculer. L’agence note aussi que les baies toxiques et comestibles peuvent se ressembler, et que les jeunes enfants pèsent lourd dans les cas d’exposition.

Le sorbier des oiseleurs pose un autre souci. Ses baies crues contiennent de l’acide parasorbique, irritant pour le tube digestif, que la cuisson transforme. D’où les gelées et confitures de sorbier, jamais la poignée croquée sur la branche. Et ne le confonds pas avec le cormier, dont les sorbes sont plus grosses et se mangent blettes.

Pour le santol, des cas publiés dans des revues médicales thaïlandaises décrivent des perforations intestinales causées par des graines avalées. On suce la pulpe, on recrache le noyau.

Mais aucun texte ni aucune photo ne remplace une identification en main par quelqu’un qui connaît les plantes. Dans le doute, tu ne cueilles pas. Si un enfant a mis des baies à la bouche, l’Anses conseille de lui rincer la bouche, de lui laver les mains et d’appeler un centre antipoison.

Quels pièges dans les listes de fruits en S qu’on trouve en ligne ?

Le piège numéro un, ce sont les noms anglais recopiés comme s’ils étaient français. Strawberry, c’est la fraise. Soursop, le corossol. Sapodilla, la sapotille. Sloe, la prunelle. Sea buckthorn, l’argousier. Saskatoon, l’amélanche. Shaddock, un vieux nom anglais du pamplemousse au sens botanique (Citrus maxima). Aucun de ces mots n’est un fruit en S en français.

Le deuxième piège, c’est la confusion entre plantes qui n’ont rien à voir. On voit des listes qui appellent « starfruit » la carambole et la mélangent avec la surelle, sous prétexte que les deux sont côtelées. Or la carambole (Averrhoa carambola) et la surelle (Phyllanthus acidus) ne sont même pas de la même famille. On voit aussi la surelle confondue avec le sureau, qui est un arbuste européen sans aucun rapport. Ces erreurs se recopient d’un site à l’autre jusqu’à ce que plus personne ne sache d’où elles viennent.

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Troisième piège, les intrus. Le salsifis est une racine, le soja une légumineuse, le sésame une graine. Ils ont leur place dans la liste des légumes qui commencent par S ou dans celle des fruits et légumes en S, pas parmi les fruits. Du coup, méfie-toi d’une liste très longue qui ne donne ni nom latin ni origine. C’est presque toujours une liste recopiée.

Comment choisir et conserver les fruits en S exotiques ?

La plupart de ces fruits se jugent au toucher, pas à la couleur. Une sapotille ou une sapote noire se mange quand elle cède franchement sous le pouce. Une sweetie reste verte mûre, donc là c’est le poids dans la main qui renseigne.

Et si tu as acheté une sapotille encore ferme, laisse-la finir de mûrir à température ambiante, dans un sac en papier, plutôt qu’au réfrigérateur qui bloque le mûrissement. Les agrumes en S, satsuma en tête, ont une peau fine qui s’abîme plus vite que celle d’une orange, alors ne les oublie pas des semaines au fond du compotier.

Au bout du compte, la décision est simple. Pour planter, c’est le cormier ou le sureau noir. Tout le reste de la lettre S s’achète, se goûte une fois par curiosité, et ne vaut pas une serre chauffée.

Questions fréquentes

Quel est le fruit en S le plus connu ?

En France, c’est sans doute la satsuma, vendue chaque hiver à côté des clémentines. La sanguine la suit de près, même si c’est une variété d’orange plutôt qu’un fruit à part.

La sorbe et les baies du sorbier des oiseleurs, c’est la même chose ?

Non. La sorbe vient du cormier (Sorbus domestica) et se mange blette, comme une nèfle. Les petites baies rouges du sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) se cuisent avant d’être consommées.

Les baies de sureau se mangent-elles ?

Celles du sureau noir oui, mais cuites, en gelée ou en sirop. Celles du sureau hièble sont toxiques. Les grappes dressées vers le haut sur une plante sans bois doivent t’alerter.

Le salak, c’est le fruit du dragon ?

Non. Le fruit du dragon, c’est la pitaya, le fruit d’un cactus. Le salak, surnommé fruit serpent, pousse sur un palmier d’Indonésie et a une peau en écailles brunes.

Sources

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